Billet N°205 A. Sartelet

Une main d’artiste

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C’est assurément un artiste de grand  talent qui a œuvré au tabernacle de l’église de Hierges vers 1770. Nous ne connaissons pas son nom mais seulement son travail, éblouissant ! Regardez ces feuilles de laurier dorées, on les croirait agitées par le vent. Les feuilles d’or ont gardé ici toute leur fraîcheur. Toute la grâce du 18ème siècle est ici visible, un régal pour les yeux. Plus d’un siècle plus tôt, un autre artiste de talent avait réalisé un incroyable retable en trompe-l’œil de marbres, utilisant là aussi tout un répertoire végétal, ici une marguerite (détail ci-dessous) où l’or est magnifié par un fond blanc encadré de (faux) marbre rouge.

Alain Sartelet

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Billet N°204 A. Sartelet

Un pélican à Hierges

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Le pélican est souvent présent dans les églises. Un superbe exemple se voit dans l’église Saint-Jean-Baptiste de Hierges. La sculpture du 18ème siècle en bois doré (les petits pélicans sont recouverts de feuilles d’argent) surmonte le tabernacle, pourquoi ? Tout simplement parce que le pélican était, depuis le Moyen Âge, un symbole de piété pour l'Église chrétienne : on croyait qu'il perçait sa propre chair et nourrissait ses petits de son sang. Ici le sculpteur a même représenté les deux gouttes de sang qui s’échappent du poitrail de l’oiseau, emblème de charité et image du sacrifice du Christ (détail ci-dessous).

Alain Sartelet

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Billet N°203 A. Sartelet

Rome sous la rue Flayelle

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Le territoire de Givet était sans doute dans l’antiquité le point de franchissement de la Meuse pour la voie romaine Saint-Quentin-Cologne. Elle devait passer par la rue d’Estrée (rue Flayelle actuelle) Un puissant indice réside dans le nom « Strée » dérivé du latin « via strata lapide » (voie recouverte de dalles) nom qui conserva longtemps le souvenir de la voie antique. Nous ignorons encore si le passage du fleuve se faisait à l’aide d’un gué ou d’un véritable pont. Un exemple de pont romain en bois est signalé à Mouzon. Un célèbre chroniqueur de l’abbaye Notre-Dame de Mouzon, nous parle de pieux noircis sortis du fleuve au 17ème siècle précisément dans l’axe de franchissement de la voie Reims-Trèves…Quant à savoir à quoi pouvait ressembler Givet Saint-Hilaire (ou Givet Notre-Dame) à l’époque romaine c’est une autre histoire mais il faut sans doute imaginer un petit relais routier comme celui de Chameleux (entre Carignan et Florenville) où tout voyageur pouvait disposer du nécessaire sur une route antique : auberge, hôtellerie, maréchal ferrant etc….seules des fouilles archéologiques pourraient nous donner un début de piste pour Givet.

Alain Sartelet

Billet N°202 A. Sartelet

L’Esprit plane sur les Récollets

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La magnifique église du couvent des Récollets, encore trop délaissée et trop méconnue, montre à sa superbe voûte un médaillon portant l’image sculptée d’une colombe, symbole chrétien de l’Esprit saint. Un symbole que l’on retrouve dans pratiquement toutes les églises et qui traverse toute la Bible (la colombe de Noé) et les Evangiles. On retrouve cet oiseau (pur et sacrificiel comme l’agneau) plus particulièrement dans la scène du baptême du Christ (Matthieu 13-16) ainsi autrefois l’Esprit-saint présidait-il aux offices des Récollets de Givet.

Alain Sartelet

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Billet N°201 A. Sartelet

Un mystère non résolu à Givet

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Qui parviendra à identifier le blason du donateur des splendides lambris du 17ème siècle qui ornent à présent le chœur de Saint-Hilaire mais qui originellement étaient l’imposant chef-d’œuvre de l’église du couvent des Récollets ? Quelques indices : c’était un militaire décoré de la croix de Saint-Louis, ses armes surmontées d’une couronne comtale rassemblent deux moutons, un chevron, trois étoiles, une gerbe de blé… des chercheurs et non des moindres sont toujours en quête pour trouver la clé du mystère…en vain.

Alain Sartelet

Billet N°200 A. Sartelet

Rue Oger, élégance et transparence du style Louis XVI

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Toujours rue Oger, admirez ce beau dessus de porte vitré (ci-dessus) qui rappelle celui mettant en scène flèches et serpents dans la rue du Puits (ci-dessous, et voir aussi dans ces colonnes le « billet » N° 50). Nous avions là un décor mythologique évoquant la déesse de la Prudence mais ici plus question de cela, c’est un simple décor évoquant un cadre ovale orné de feuilles de chêne et retenu par deux chutes de draperie, il ne manque que le portrait… Ingénieux et élégant système permettant de faire pénétrer la lumière dans un couloir trop sombre.

Alain Sartelet

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Billet N°199 A. Sartelet

Vestige gothique à l’église Saint-Rémi de Ham-sur-Meuse

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La pierre sculptée (1) qui surmonte le portail (2) de cette belle et sobre église magnifiquement restaurée proclame la date de 1745, ça n’est pas si simple ! Le portail lui-même dément cette affirmation, il est voisin par son style de celui de l’église de Vireux-Wallerand construit en 1578 et il doit être lui aussi daté des années 1578-1580. Ici la forme générale en plein cintre annonce déjà la Renaissance et le classicisme mais les bases des colonnettes sont de style gothique tardif (3) nous aurions donc ici sous les yeux une église non pas construite en 1745 mais restaurée ou remaniée en 1745. Comme une dame affligée par les ans, l’église de Ham a menti sur son âge ! Un édifice incontournable ne serait-ce que par la présence de l’extraordinaire retable de 1590 (4, cliché André Majewski).

Alain Sartelet

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Billet N°198 A. Sartelet

Vous souvenez-vous du Suisse de Saint-Hilaire ?

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La présence des Suisses dans les églises remonterait en France à 1771 quand une ordonnance royale institua une pension pour les soldats vétérans de l'armée. Les soldats suisses combattants pour le roi de France comme mercenaires depuis leur règne de François 1er furent exclus de la mesure. En compensation,  le roi décida de les envoyer dans les églises du royaume pour assurer la garde et le service d'honneur. Choisi ensuite parmi les hommes pieux de la paroisse, le suisse portait un prestigieux costume brodé d’or qui avait un certain parfum d’Ancien Régime. C’est encore une fois grâce à Monsieur Pierre Cartiaux qui veille sur l’église Saint-Hilaire et ses trésors qu’on a pu, il y a quelques jours, retrouver intacts les deux prestigieux insignes de la fonction du dernier Suisse de Givet, la hallebarde et la canne à pommeau d’argent (1 et 2). Ceux qui ont connu le temps des Suisses se souviennent encore du bruit de la canne qui frappait le dallage pendant les cérémonies. Existe-t-il des photos du dernier Suisse de Givet ? Le Suisse n’a heureusement pas disparu partout et pour le plaisir de vos yeux, voici celui de la cathédrale de Mayence en Allemagne (3).

Alain Sartelet

Billet N°197 A. Sartelet

De Givet à Roskilde, le marbre s’exporte

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À la mort du roi de Danemark, Frédéric  II (2) (1534-1588), c’est à Givet que l’on vint, incroyable voyage par la Meuse et la mer, chercher les marbres destinés à son tombeau monumental érigé en 1591 (2) dans la cathédrale de Roskilde près de Copenhague. C’est là une preuve insigne de la faveur dont jouissaient autrefois les splendides marbres rouges de Givet (3, détail) ainsi appréciés dans l’Europe entière. Les comptes de construction du tombeau royal, heureusement conservés à Bruxelles, précisent même que les marbres rouges ont été extraits « sous la muraille du fort de Charlemont »…

Alain Sartelet

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Billet N°196 A. Sartelet

Rue Oger, la dernière année d’un siècle qu’on dit « grand »

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Toujours rue Oger, une belle maison de pierre montre un dessus de porte mouluré où figure un modeste blason. Seules sont inscrites une date, deux volutes et deux lettres, I et H, initiales probables du bâtisseur anonyme qui vivait ici en 1700 quelques années avant la fin du règne de Louis XIV. Ici point d’armoiries, le propriétaire n’en possédait sans doute pas mais il a tenu à conserver la forme de l’écusson, pour une meilleure allure sans doute ! Continuez à flâner dans le Petit Givet, de merveilleux petits détails vont vous sauter aux yeux, toujours en lien avec la grande Histoire ! (Ci-dessous un saisissant portrait du roi âgé, en cire et cheveux naturels, réalisé en 1700 et ciel de crépuscule sur le Grand Trianon).

Alain Sartelet

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Mairie de Givet
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