Billet N°231 A. Sartelet

L’orgue baroque de Saint-Martin

L’église Saint-Martin de Vireux mérite d’être mieux connue, elle renferme des merveilles, ainsi cet orgue de 1784, petit certes, mais sans doute le plus beau, le plus élégant des Ardennes, il nous étonne par sa richesse sans doute voulue par le seigneur du lieu, comte de Hamal. Tout y est grâce, regardez la majesté de sa tribune, loge royale, où jouent courbes et contre-courbes, et ces médaillons où d’espiègles marmousets suivent négligemment leur partition tandis qu’une jeune Cécile, sainte patronne des musiciens, égrène quelques notes sur un orgue de salon…le charme inégalé du 18e siècle.

Alain Sartelet

Clichés Inventaire Grand Est

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Billet N°230 A. Sartelet

Saint-Louis en péril à Hierges

L’ancien cimetière longeant l’église de Hierges possède une jolie chapelle funéraire de style néo-gothique construite pour la famille de l’industriel Louis Soret, décédé en 1904. Les ronces qui envahissent l’intérieur de la chapelle menacent un beau vitrail presque sorti de son cadre. Cette petite verrière représente le roi saint Louis, patron du fondateur de la chapelle, portant la couronne d’épine du Christ que le roi avait fait venir à grands frais de Constantinople. Ce vitrail aux riches couleurs (noter l’intense violet de la tunique du roi) sorti des mains d’un excellent maître verrier est un petit trésor méconnu à sauvegarder, avant qu’il ne soit trop tard…

Alain Sartelet

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Billet N°229 A. Sartelet

Une maison du 16e siècle à Givet

Ce sont les restes, assez remaniés, d’une ancienne grande demeure bourgeoise du vieux Givet que nous pouvons contempler rue du Petit Port, d’anciennes baies à meneau très modifiées et notamment un beau portail à arcade moulurée (1) Comment dater ce vestige, rarissime rescapé de l’incendie qui ravagea Givet en 1675 ? C’est simple il suffit de le comparer avec son jumeau, le portail du clocher de l’église de Vireux-Wallerand (2) qui lui est bien daté par de grands chiffres de fer en façade (des ancres ou tirants). La réponse : 1578 (à quelques mois près !).

Alain Sartelet

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Billet N°228 A. Sartelet

L’art mosan triomphe à Paris

Le Musée National du Moyen-âge (Hôtel de Cluny) dans sa nouvelle salle du trésor fait la part belle à un chef d’œuvre, témoin de l’extraordinaire effervescence artistique qui inonda littéralement la vallée de la Meuse pendant l’époque romane de Verdun à Maastricht en passant par Braux, Givet, Waulsort, Huy et Liège. Ce témoin, éblouissant, est un fragment du célèbre retable « de la Pentecôte » venant de l’abbaye de Stavelot (1, détail du Christ bénissant) Cette splendeur, ces riches couleurs, aujourd’hui visibles dans les musées touchaient autrefois les églises les plus modestes de la Vallée qui, ne l’oublions pas, étaient peintes, à l’intérieur comme à l’extérieur ; voici une restitution des couleurs originelles, blanc et rouge, de la collégiale de Molhain (2, dessin Alain Sartelet).

Alain Sartelet

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Billet N°227 A. Sartelet

Une Bible de verre

C’est une heureuse nouvelle : le chantier des vitraux de Saint-Hilaire avance. Cet été, une exposition a révélé la beauté des 18 cartons dus à Catherine Roch de Hillerin. C’est une grâce de voir renaître les verrières, « naître » serait un mot plus juste. L’artiste a suggéré, plus que montré, par des couleurs délicates ou contrastées, certains moments clés de l’Ancien et du Nouveau Testament. Ci-dessous le vitrail « Libération » (à gauche) évoquant le passage de la mer Rouge et la libération d’Israël vers l’arc-en-ciel scellant l’alliance entre Dieu et les hommes et le vitrail « Nativité » (à droite) où les foyers des bergers émaillent d’or la douce nuit bleue de Palestine. L’aquarelle chante ici de si belle manière ! Quelle splendeur va nous révéler le verre ? Le premier vitrail sera posé cet automne, il est issu des ateliers Simon Marq, maîtres verriers à Reims depuis 1640, un autre gage d’excellence. Il reste cependant beaucoup à faire et de fortes sommes à trouver…

Alain Sartelet

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Billet N°226 A. Sartelet

Un vestige de l’antique « cour Saint-Hubert » rue Oger

L’histoire de Givet est intimement liée à l’abbaye de Saint-Hubert (Belgique) et à saint Hubert lui-même (656-727), évêque de Tongres et de Maastricht qui posséda une résidence à Givet-Notre-Dame et des terres agricoles. Cette « cour », non loin de la Houille, cumulait les fonctions : centre fiscal, agricole et juridique mais aussi logis et lieu de stockage des récoltes du domaine abbatial. Les plans du 17ème montrent un vaste carré clos de murailles et de tours (1). A proximité, une antique chapelle dédiée à Saint-Grégoire le Grand à laissé son nom à la « tour Grégoire » qui domine tout le quartier. Les bâtiments de la « Cour » n’ont pas totalement disparus : aujourd’hui, cachée dans la cour du N° 7 de la rue Oger, subsiste une portion importante de la muraille d’enceinte du XVIème siècle (?) et la tour d’angle nord qui a perdu sa toiture (2). Un haut lieu méconnu du vieux Givet à protéger et à mettre en valeur !

Alain Sartelet

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Billet N°225 A. Sartelet

De la belle ouvrage !

C’est le fruit d’une belle et fructueuse collaboration qui vient de paraître ! Ce numéro spécial de la revue Ardenne Wallonne, très abondamment illustré en couleurs (photos, merveilleux plans anciens, dessins originaux…), retrace toute la formidable et complexe histoire des fortifications et la ville de Charlemont. Du règne de Charles Quint à nos jours, tout y est expliquée de manière claire par les meilleurs spécialistes. Ce superbe numéro démontre le savoir-faire de deux associations : Ardenne Wallonne et les Sentinelles de Charlemont qui ont fait œuvre commune à la demande de la communauté de communes Ardennes Rives de Meuse.  Cette publication qui scelle, nous l’espérons, la renaissance touristique de Charlemont est en vente au Centre Européen des Métiers d’Art et à l’accueil de Charlemont.

Alain Sartelet

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Billet N°224 A. Sartelet

Les gloriettes du château de Hierges

Un magnifique dessin original de Remacle Le Loup, daté de 1738, nous montre une extraordinaire vue du château de Hierges alors en pleine splendeur. Un détail nous montre que les jardins disposaient alors d’au moins deux petits pavillons sans doute construits en charpente et treillage aux pieds de la tour du Colombier (1, détail) et aujourd’hui disparus mais dont on peut avoir une idée dans ce pavillon reconstitué dans une demeure privée (2). A Hierges, ces charmants lieux d’ombrage, de fraîcheur et de repos étaient sans doute couverts de plantes grimpantes, glycines ou rosiers. Un écho lointain des splendeurs de Versailles… ou comme le disait lui-même Remacle Le Loup, un témoin des « Délices du Pays de Liège ».

Alain Sartelet

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Billet N°223 A. Sartelet

La comète de l’église Saint-Hilaire de Givet

C’est une belle découverte qui vient d’être faite à l’église Saint-Hilaire de Givet. On a observé, pour la première fois sans doute, le motif sculpté de la clé de voûte du chœur construit en 1702 (1). Ce fut une surprise de voir que le sculpteur, en plus d’une colombe symbolisant le Saint-Esprit, avait ciselé une comète, naïve certes, mais identique à celles représentées sur certains blasons anciens (2)  Or nous savons par les textes qu’une comète défraya la chronique sous Louis XIV, précisément en 1702. Il faut peut être aussi voir une comète stylisée dans l’étrange fleur de stuc à chevelure ondulée (3) qui accompagne à la voûte du chœur la grande date de 1702 qui marque la fin des travaux. Symbole annonciateur de grands évènements, heureux ou tragiques, les comètes fascinaient et effrayaient nos ancêtres. Nous ignorons pourquoi le sculpteur, anonyme, a associé de manière tout à fait exceptionnelle, la comète de 1702 à l’Esprit-Saint…

Alain Sartelet

(clichés Alain Sartelet et Pierre Cartiaux)

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Billet N°222 A. Sartelet

Un captif de bronze à la collégiale de Braux

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Il subsiste dans l’extraordinaire collégiale Saint-Pierre-Saint-Vivent de Braux  un fragment de cloche ancienne (1), une anse exactement (2, les anses servaient à la suspension des cloches). Cette anse de Braux est ornée d’un buste de captif grimaçant et enchaîné d’un style très réaliste. De quand date ce vestige ?, le portail des monuments historiques parle de l’an 1400 mais des recherches nous montrent une évidente similitude avec une cloche datée de 1912 (3) fabriquée dans les fonderies de Gondrecourt et aujourd’hui visible à Contrexéville (3) Quelle est la signification de ce captif ? Ne faudrait-il pas y voir une image de Quasimodo et un clin d’œil amusé du mouleur à l’immortel roman de Victor Hugo « Notre-Dame de Paris » (4, Quasimodo interprété au cinéma par Lon Chaney en 1939)

Alain Sartelet

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Mairie de Givet
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