Billet N°241 A. Sartelet

Charlemont, un vrai renouveau

Oui, la vieille forteresse se ranime peu à peu et c’est un bonheur. Nous avions déjà parlé de l’excellent numéro spécial de la revue Ardenne Wallonne consacré à Charlemont (initié par la Communauté de Communes et fruit de la collaboration entre Ardenne Wallonne et les Sentinelles de Charlemont). Cette fois-ci ce sont les bastions eux-mêmes qui bénéficient de ces heureuses collaborations (Sentinelles-Com-Com) par la restitution en silhouettes de plusieurs types de canons qui explicitent ainsi les embrasures de tir. Quelques vitrines présentent désormais aux visiteurs de rares et émouvants objets témoins du passé tumultueux des lieux. Et si vous alliez faire un tour à Charlemont aux prochaines journées du Patrimoine (15-16 septembre) ou même avant ?

Alain Sartelet
Clichés Les Sentinelles de Charlemont
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Billet N°240 A. Sartelet

Des vaches sur le pont

Regardez ces détails d’un superbe cliché des années 1900 conservé aux centre de documentation pour l’histoire de l’art de Marburg (Allemagne) on y voit de jeunes garçons vachers passant sur le pont de la porte des Faudes…on pourrait presque les identifier…l’un d’eux, assis sur une borne, tient un drapeau !

Alain Sartelet

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Billet N°239 A. Sartelet

La redoute Saint-Jean ?

Sur ce beau plan de Givet, daté de 1711, signé Joan Georg Maximilian von Fürstenhoff et conservé à Dresde, la tour Grégoire ou tour Saint-Grégoire (39) apparaît sous un nom inhabituel, erreur de copiste ? A remarquer aussi, à droite, les vestiges de la Cour Saint-Hubert dont nous avons déjà parlé (actuelle rue Oger), sur le plan on distingue encore une partie de l’enceinte carrée, une tour d’angle et l’antique chapelle Saint Grégoire Le Grand. Encore plus à droite, l’église Notre-Dame encore en partie fortifiée (20).

Alain Sartelet

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Billet N°238 A. Sartelet

Sous les pavés de Fumay, le château médiéval !

Une merveille se cache sous le parking du château Bryas, ce bel édifice en brique et pierre bleue du 17e a pris la suite d’une forteresse médiévale dont le plan se lit encore très bien sur le vieux cadastre. La salle basse d’une des 4 tours a été préservée, bien que rarement accessible elle a pu être photographiée. Un plan polygonal, un bel escalier à vis, des voûtes à nervures gothiques tout cela pourrait remonter au XIIIe siècle…

Alain Sartelet
Reconstitution Alain Sartelet, clichés Vincent Anciaux.
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Billet N°237 A. Sartelet

Un château de faïence

Sur cette assiette, vous reconnaissez le château de Hierges tel qu’il était avant l’incendie de 1792. Cette faïence d’Andenne fait partie d’une série inspirée des dessins et gravures de Remacle Le Loup (1694-1746). Elle est conservée au musée Groesbeeck de Croix à Liège et date des années 1820-1830, un écho des faïences françaises de Creil-Montereau.

Alain Sartelet

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Billet N°236 A. Sartelet

Malins comme les loups de Fumay !

Trois têtes de loups figurent sur les armoiries de Fumay, enregistrées officiellement par la France en 1696 mais sans doute bien antérieures... A propos de loups, voici une histoire aussi étonnante que véridique publiée dans un journal du Nord en 1843 :

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Alain Sartelet

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Billet N°235 A. Sartelet

Clair de Lune sur Givet

Superbe cette gravure de Georges Arnald réalisée en 1820. 1820 : nous sommes en pleine Restauration mais aussi en plein romantisme, Mary Shelley vient d’écrire son célèbre roman « Frankenstein ». Le clair de lune n’est pas ici choisi au hasard, le romantisme marque le triomphe du sentiment, du fantastique et du rêve sur la raison. La lune et ses effets de nuages transcendent ici le paysage et rendent le spectateur sensible à la féérie tout en distillant une émotion où pointent l’inquiétude et le mystère…un décor idéal pour un roman de Paul Féval ou Eugène Sue, non ?

Alain Sartelet

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Billet N°234 A. Sartelet

Grisaille et or à Ham-sur-Meuse

Voici un minuscule panneau de verre ancien (1), enchâssé dans les verrières modernes de l’église de Ham-sur-Meuse. Une sainte, entre deux colonnes pansues comme celles du palais d’Erard de La Marck, prince-évêque de Liège ; c’est sainte Barbe, drapée, nimbée d’or, portant évangéliaire et palme du martyre. La sainte avait été enfermée dans une tour qui figure au second plan, gros clocher mosan. Barbe savait l’art de fendre la roche pour échapper à ses bourreaux, on la priait beaucoup dans la Vallée de la Meuse, elle protégeait, et protège encore, ceux qui travaillent sous terre, ardoisiers, mineurs, carriers mais aussi les architectes et les manieurs de feu, métallurgistes, artificiers, canonniers et pompiers, bref une sainte qu’il vaut mieux avoir de son côté ! Ce tout petit panneau de vitrail, rescapé des guerres, fait pendant à un autre, orné d’une splendide crucifixion (2) Ce sont là deux œuvres uniques, caractéristiques des années 1500 avec leurs grisailles illuminées de jaune d’argent. Mais, regardez, derrière sainte Barbe, ce ciel gris tacheté de blanc… ne dirait-on pas qu’il neige ?

Alain Sartelet

Clichés Inventaire Grand-Est

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Billet N°233 A. Sartelet

Les clés de Saint-Hilaire

Qui, avant Monsieur Pierre Cartiaux sacristain de l’église, avait observé que les clés des grandes arcades de la nef étaient non seulement décorées…mais toutes différentes ? C’est une révélation pour les amoureux du vieux Givet et l’occasion d’admirer pour la première fois ces motifs de coquilles, fleurons et feuillages, il y en a dix et ils fleurent bon la plénitude des arts décoratifs sous le règne de Louis XIV car, rappelons-le, la nef a été achevée en 1683. Une question reste en suspens…stuc ou pierre peinte ?

Alain Sartelet

Clichés Pierre Cartiaux

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Billet N°232 A. Sartelet

Avis à la brillante jeunesse de Givet

Cette rarissime affiche de recrutement fut placardée sur les murs de Givet à la fin de l’Ancien Régime. On y promet « toutes sortes d’égards » et …beaucoup d’argent, les recruteurs seront largement récompensés. Voilà de bien alléchantes propositions….On signe où ? Ce régiment de « chevaux- légers » (armés légèrement) exista entre 1779 et 1788 et fut en garnison à Givet en 1783 sous les ordres du comte Armand Jean d’Allonville (1732-1811), futur cadre de l’armée des Princes au moment de la Révolution, il ne revint jamais en France et mourut dans la misère à Londres.

Alain Sartelet

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Mairie de Givet
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