Billet N°221 A. Sartelet

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Givet Notre-Dame, 1740

Belle perspective ! Au-dessus des remparts de Vauban le quartier de Givet Notre-Dame étale ses maisons de brique et de pierre, ses toits d’ardoise, à gauche sur son promontoire la tour Saint-Grégoire, puis la redoute qui protégeait le vieux pont de bateaux, l’église Notre-Dame, la Meuse qui serpente, la tour Victoire (sans sa toiture mais avec sa cheminée) et enfin le nouveau pont de bateaux déplacé dans l’axe de l’actuelle rue Flayelle et au fond l’admirable horizon bleuté (détail du tableau conservé à l’Hôtel de Ville de Givet).

Alain Sartelet

Billet N°220 A. Sartelet

Austérité cistercienne à Fumay

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En matière d’art le beau n’est pas forcément synonyme d’ancien, la preuve est manifeste ici dans le chœur de la chapelle Sainte Thérèse de Fumay construite en 1937 et qui rappelle par sa rigueur  un très lointain passé, celui de l’art monastique cistercien où aucune place n’était laissée aux « fioritures », la prière, la lumière et le silence, voilà tout. (Comparez la chapelle de Fumay avec le chevet, ci-dessous, de l’abbaye de Silvacane de 1175, Bouches-du-Rhône, l’effet est saisissant non ?).

Alain Sartelet

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Billet N°219 A. Sartelet

Les raisins de l’abbaye de Félixpré

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L’abbaye cistercienne de Felixpré trônait autrefois à peu de distance de Givet, ses bâtiments furent peu à peu effacés du paysage après la Révolution. Quelques vestiges sur le terrain et ceux dispersés dans les églises du voisinage témoignent encore du glorieux passé de ce haut-lieu de l’histoire monastique des Ardennes. L’église de Fromelennes sert ainsi de refuge à un autel provenant de l’ancienne abbatiale Notre-Dame. De très belle qualité il est entièrement en marbre rouge et blanc y compris (ce qui est plus rare) le tabernacle. Celui-ci présente la particularité d’être orné de feuilles de vigne et de grappes de raisins. La vigne est un important symbole car, pour les chrétiens, le vin est sang du Christ de même que le pain (l’hostie) est corps du Christ.

Alain Sartelet

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Billet N°218 A. Sartelet

À la saint Jean-Baptiste, c’est l’été !

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Remarquable, cette belle statue de l’église de Fumay. Nous reconnaissons saint Jean le Baptiste, celui qui a baptisé le Christ dans les eaux du Jourdain, la coquille symbolise ici l’eau baptismale. Cette sculpture naïve et pleine de charme a été complétée au 19ème siècle par un agneau (symbole du sacrifice du Christ) qui nous surprend par son air béat… Traditionnellement la fête du saint est proche du solstice d’été et autrefois on la célébrait par de grands feux symbolisant le triomphe de la lumière sur l’hiver. (Cliché portail du patrimoine de Champagne-Ardenne).

Alain Sartelet

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Billet N°217 A. Sartelet

Le fort de Charlemont en rouge et gris

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Encore un merveilleux détail du tableau de 1740 qui nous montre qu’à cette époque le fort de Charlemont conservait encore ses parapets de brique tels qu’ils avaient été élaborés du temps des espagnols et aussi aux premiers temps de Vauban, ils ont presque tous disparus…mais avouez que cela devait former un jeu de couleurs intéressant…(ci-dessous à droite remparts de Besançon en brique et pierre).

Alain Sartelet

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Billet N°216 A. Sartelet

Le christ de Givet Notre-Dame

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Ce Christ en croix (1), chef d’œuvre de la sculpture religieuse du 16ème siècle se trouve maintenant à l’abri dans l’église Notre-Dame, autrefois il faisait l’ornement d’une façade de la rue Notre-Dame où il avait été placé en 1764 mais son origine exacte est inconnue. La niche existe toujours rue Notre-Dame mais elle abrite aujourd’hui une copie (3). L’original en bois est d’une rare beauté notamment le visage, saisi dans le repos de la mort, qui n’est pas sans rappeler celui restitué en image de synthèse (2) d’après le Saint Suaire conservé à Turin…

Alain Sartelet

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Billet N°215 A. Sartelet

Une file de clochers

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Toujours sur ce précieux tableau des années 1740 nous voyons de gauche à droite l’église Saint-Hilaire de Givet puis la façade et la flèche (disparue) du couvent des Récollets où la brique rouge domine et enfin à droite la longue toiture de l’église (disparue) du couvent des sœurs Récollectines avec sa flèche. À noter, et c’est une découverte, que les Récollets avaient un petit clocheton dominant le toit d’une des ailes (ci-dessous à droite) on remarque aussi que le clocher de Saint-Hilaire (ci-dessous à gauche) possédait une horloge au cadran cerclé d’or et aux aiguilles dorées. (D’après cliché Audrey Malcorps).

Alain Sartelet

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Billet N°214 A. Sartelet

Un pont rouge à Givet

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Sur ce détail d’un tableau représentant Givet vers  1740 (Mairie de Givet) on voit parfaitement la porte Charbonnière ou porte des Faudes (les faudes sont des fosses où l’on fabriquait le charbon de bois) on distingue le pont levis et ses chaînes, l’échauguette d’angle, le corps de garde et aussi le pont de bois (remplacé plus tard par un pont de pierre) dont le tablier est bordé par deux rambardes de bois peintes en rouge c’était alors un usage fort répandu dans les forteresses, il y avait par exemple à Sedan à cette époque un « bastion du Pont Rouge ». De nos jours nous ne voyons plus de ponts rouges que dans les jardins japonais…

Alain Sartelet

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Billet N°213 A. Sartelet

Givet, une arcade murée en quai de Meuse

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Si vous passez sur le quai de Meuse (3) à proximité de la « Forge Toussaint » (nom mal choisi car c’est l’ancien corps de garde du vieux pont de Meuse) vous pourrez voir une étrange arcade aujourd’hui murée (1) dont seul le haut de la voûte en plein cintre dépasse de l’herbe. Cette arcade autrefois ouverte permettait du temps de Vauban de faire communiquer la Meuse avec le bassin de l’Arsenal (2). A cette époque le pont de Meuse était constitué de bâteaux liés ensemble et supportant un tablier de bois. Le bassin servait à remiser les bâteaux en réparation ou alors à les mettre en réserve l’hiver lorsque les glaces ou les crues interdisaient le traffic, le pont était alors démonté…En attendant la belle saison, les givetois devaient alors prendre patience ou tenter la périlleuse traversée de la Meuse en barque.

Alain Sartelet

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Billet N°212 A. Sartelet

Un air de déjà vu !

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Regardez ce tableau, de la brique, de la pierre bleue, on dirait le château de Hierges au temps de sa splendeur, mais non, c’est le château de Beauraing. La clé de cette ressemblance réside dans un même commanditaire, le comte Charles de Berlaymont (1510-1578) et probablement aussi dans la présence sur les deux sites d’un même architecte, inconnu, mais qui fut un génie de l’architecture mosane de la Renaissance. Le destin parallèle des deux châteaux ne s’arrête pas là, ils furent tous deux incendiés à la Révolution et présentent à nos yeux de superbes ruines. (Ci-dessus, le château de Beauraing sur un tableau du grand vestibule du château de Freyr peint au 18ème siècle. Ci-dessous Beauraing à gauche et Hierges à droite)

Alain Sartelet

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Mairie de Givet
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