Billet N°155 A. Sartelet

Givet comme vous ne l’avez jamais vu !

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Voici la couverture du prochain ouvrage sur Givet et sa région (actuellement en souscription aux éditions Terres Ardennaises). Vous y trouverez, sur plus de 200 pages, tout le passé de la région expliqué et illustré, depuis l’époque romaine, grâce à la magie de 350 dessins aquarellés originaux. Ainsi vont revivre l’histoire de Givet, de Charlemont et de tous les villages qui les entourent, les fortifications, les églises, chapelles et couvents, les châteaux, les armoiries et aussi les hauts faits du passé. Un véritable voyage dans le temps !

Lien pour la souscription : http://terres.ardennaises.free.fr/

Alain Sartelet

Billet N°154 A. Sartelet

Un certain François de la Pointe, dessinateur

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On ne sait presque rien de lui sinon qu’il fut dessinateur sous Louis XIV et qu’il vint dans la région de Givet. On possède de lui de beaux plans de fortifications françaises dont celles de Charlemont (ci-dessus) qui portent sa signature (ici avec le cachet de la Bibliothèque Royale) Il nous a montré son talent dans un merveilleux petit dessin de toute évidence réalisé sur place, la vue de l’abbaye Notre-Dame de Félix Pré émmergeant de bouquets d’arbres. Cet incontournable dessin se révèle être une extraordinaire document pour comprendre le plan et l’aspect de cette abbaye quasiment rayée de la carte aujourd’hui (ci-dessous, BNF) tout était encore debout y compris l’église (sur la droite du dessin) bien en vue avec son clocher baroque.

Alain Sartelet

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Billet N°153 A. Sartelet

Hierges, le mystère de la croix rouge… et bleue

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Dans l’église de Hierges se trouve un très belle toile du 17ème siècle qui représente la Sainte Trinité surmontant une scène où deux religieux de l’ordre charitable de la Très Sainte Trinité pour la Rédemption des Captifs (fondé en 1194) sont en train de racheter, une bourse à la main,  des prisonniers torses nus et enchaînés (ci-dessus à droite) à des « ottomans » coiffés de turbans. Les religieux portent un habit blanc marqué sur la poitrine d’une croix pattée rouge et bleue, emblème de l’ordre. Voletant dans des nuées au dessus de cette scène, deux angelots présentent des scapulaires (petits sacs de toile contenant des reliques et que l’on portait autour du cou avec des cordelettes) ornés de la croix rouge et bleue. Pourquoi cette toile est-elle à Hierges ? Peut-être y eut-il un lien entre les religieux et les seigneurs, Berlaymont, Croÿ ou Arenberg ? Les trinitaires sont-ils venus à Hierges récolter des fonds ? Le tableau commémore-t’ il un rachat en particulier ? Le mystère demeure !

Alain Sartelet

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Billet N°152 A. Sartelet

La fin des travaux d’aiguilles

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Ces gestes demandant force et habileté sont en train de disparaître de nos paysages mosans. Les 19 barrages ardennais « à aiguilles » sont en voie de modernisation. Le système des aiguilles fut en son temps une belle invention de l’ingénieur Charles-Antoine-François Poirée en 1834 (son buste ci-dessus) qui reçut de l’empereur la grande médaille d’honneur (160 grammes d’or, ci-dessous) à l’Exposition universelle de 1855. S’inspira-t-il des castors qui en accumulant branches et brindilles bloquaient un cours d’eau entier ? L’histoire ne le dit pas mais gageons que la Meuse perdra un peu de son charme après la disparition des aiguilles !

Alain Sartelet

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Billet N°151 A. Sartelet

Quand on trouvait de l’or à Hargnies

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Cela se passait  au mois  de juin 1897, un habitant de Hargnies découvrit  en bêchant son jardin (l’adresse exacte est perdue !) une monnaie d’or identifiée comme étant un ducat d’or frappé en 1578 par Richard de Simmern  un seigneur du Palatinat (en Allemagne près de Coblence). Cette monnaie était en or fin à 24 carats et pesait 3,5 grammes, elle  a été décrite soigneusement en 1897 mais a été perdue depuis. Pour avoir une idée de ce à quoi elle ressemblait, voici (ci-dessus) une de  ses sœurs jumelles. Cette trouvaille évoque une importante circulation des biens et des personnes, marchands, civils, religieux ou militaires dans la vallée mosane, mais aussi un intense brassage des monnaies, on rencontrait alors dans notre région des espèces venant de France, des Pays-Bas espagnols, d’Allemagne  ou de la principauté de Liège. Les changeurs avaient fort à faire ! (ci-dessus détail d’un tableau de 1654 « le peseur d’or » mettant en scène un « trébuchet » petite balance qui a laissé son nom dans l’expression « des espèces sonnantes et trébuchantes »).

Alain Sartelet

Billet N°150 A. Sartelet

La couronne du Mont d’Haurs

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Voici deux clichés exceptionnels, la vue aérienne du camp retranché du Mont d’Haurs prise d’avion en 1948 (ci-dessus à droite), il n’y avait alors aucun arbre, comme du temps de Vauban d’ailleurs, aussi la ligne des fortifications apparaît très nettement, on voit même les piles du pont de la grande porte (détail ci-dessous, les piles ont disparu depuis) La demi-lune possédait sa propre porte ornée de pilastres, on la voit ici vers 1890 (ci-dessus à gauche), ne la cherchez pas, elle s’est presque complètement effondrée, seule subsiste la magnifique porte principale (ci-dessous à droite). La protection et la restauration des fortifications du Mont d’Haurs sera-t-elle bientôt d’actualité ? On se prend à rêver d’y voir, un jour, s’ouvrir un chantier comme celui, en tous  points remarquables, du fort Condé…

Alain Sartelet

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Billet N°149 A. Sartelet

Une découverte à Saint-Hilaire de Givet

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Monsieur Pierre Cartiaux vient de signaler cette belle découverte faite dans le clocher de l’église : un palier de l’escalier à vis qui mène aux cloches est formé d’une pierre tombale de pierre bleue. Elle est malheureusement incomplète, il manque l’inscription ! Le blason principal ovale est surmonté d’un casque orné d’un lion encadré de deux ailes (un « vol » en héraldique). On distingue cinq « quartiers » portant de curieuses armoiries formées de deux serpettes de vigneron encadrant une étoile et une curieuse dentelure (un blason « émmanché ») qui pourrait appartenir à une branche de la famille de Landas originaire du Hainaut. Cette dalle funéraire est datable de la première moitié du 17ème siècle et pourrait provenir de l’ancienne église incendiée en 1675 ? Les recherches ne font que commencer…

Alain Sartelet

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Billet N°148 A. Sartelet

Une exceptionnelle vitrine de 1849

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Au numéro 2 de la Rue du Cygne à Givet se trouvait autrefois une splendide pharmacie ornée d’un décor doré de palmettes, de vases et de fleurs, sur fond noir ou vert. Les grands vases ne sont pas sans rappeler le style de la Restauration. En fait cette maison (la plus étonnante du vieux Givet avec ses trois fenêtres ornées au fronton) datait de 1849. Rien n’a survécu de ce décor, sans doute le plus beau de la ville à son époque, dommage ! Que se passait-il en 1849 ? Le roi Louis-Philippe était en exil (ci-dessous à gauche) la Deuxième République avait à sa tête un « prince-président » Louis-Napoléon Bonaparte (ci-dessous à droite) C’est ce premier président de la République Française qui allait bientôt revêtir la pourpre impériale sous le nom de Napoléon III…

Alain Sartelet

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Billet N°147 A. Sartelet

Le rôti du roi d’Espagne

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Elle devait avoir fière allure la résidence du roi à Givet (ci-dessus restitution Alain Sartelet) remaniée en 1614 par le génial architecte Wenceslas Cobergher pour servir de résidence au roi Philippe III (ci-dessus à droite) mais le roi n’y est jamais venu. Ce complexe résidentiel et administratif était formé, en bord de Meuse, par divers éléments d’époques différentes remontant au vieux castrum du 10ème siècle modifié par les comtes de Chiny puis par les La Marck, comtes d’Agimont à qui l’on doit le remaniement de la tour Victoire, le seul vestige aujourd’hui visible de cet ensemble rasé par Vauban. On y trouvait tout, des granges pour le stockage des grains, un jardin, des écuries, une « Grande Salle » d’apparat, des étables pour les porcs, les inventaires mentionnent même le « tourne-rosty » des cuisines, sans doute un mécanisme identique à celui-ci-dessous.

Alain Sartelet

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Billet N°146 A. Sartelet

Trois cercles noirs, emblèmes de Revin

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Ce dessin du 17ème siècle (en haut à gauche) conservé au musée du Louvre représente les armoiries anciennes de la ville de Revin, trois cercles noirs (« de sable » pour parler comme les héraldistes) sur champ d’or. Mais que représentent ces armes mystérieuses ??? En langage héraldique ces cercles sont en réalité des « vires », nom qui indique un mouvement circulaire. En anglais, c’est plus clair, on les dénomme « whirlpool » ce qui signifie tourbillon. On se rapproche d’une probable explication : peut-être faut-il y voir un symbole des eaux dangereuses et tourbillonnantes de la Meuse ?  Ces armoiries (à seulement deux « vires » ou cercles) figuraient sur l’ancienne halle du 18ème siècle et ont été heureusement conservées (ci-dessous, cliché François Lorent) les armes actuelles de Revin (ci-dessus à droite) ont prévalu sur ces mystérieux « tourbillons » sans doute hérités du Moyen-Age.

Alain Sartelet

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Mairie de Givet
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