Billet N°181 A. Sartelet

La ferme de La Haye, chef d'œuvre méconnu de la Renaissance

picture

Magnifique exemple de maison-forte de la Renaissance, la ferme située sur les hauteurs d'Aubrives nous est parvenue dans un état de préservation qui frise le miracle. La corps de logis (1) est la partie la plus remarquable avec sa série intacte de 8 fenêtres à meneaux et à bossages (2 , bossages: pierres laissées brutes en fort relief) contemporaines du réaménagement du château de Hierges dans la seconde du 16ème Il est possible d’attribuer la construction à Augustin De La Haye, prévôt de Hierges (marié en 1593, décédé en 1655) La ferme fut achetée ensuite par Bertrand Wespin (1680-1758) riche marchand tanneur et bourgeois de Givet puis par Antoine Médand de Barquin premier maire de Vireux en 1790. Témoin d’une époque troublée, la ferme est incluse dans une enceinte fortifiée encore en partie préservée (3) mais les fossés ont disparu.

Alain Sartelet

picture

Billet N°180 A. Sartelet

Les larmes de Marie Madeleine

picture

Saisissant ce détail du visage de Madeleine ! (1) Sur la grande toile du peintre Antoine Rivoulon (1810-1864) ornant le maître autel de l’église Saint-Hilaire de Givet. La sainte, disciple de Jésus et premier témoin de la Résurrection, est montrée avec les yeux rougis, éperdue de tristesse aux côtés d’un Christ crucifié (2) aux pâleurs de cadavre. Cette œuvre très réaliste fut autrefois jugée gênante par certains aspects de l’anatomie du Christ longtemps cachés par un repeint aujourd’hui retiré. Cette œuvre singulière qui confine pourtant au chef d’œuvre a été remarquablement étudiée par Gilles Blieck (conservateur des Monuments historiques, DRAC Champagne-Ardenne), et Thierry Zimmer (conservateur en chef du Patrimoine, DRAC Île-de-France)

Alain Sartelet

picture

Billet N°179 A. Sartelet

Revin et ses remparts au 17ème siècle

picture

Admirez ce superbe et précieux plan datant de la première moitié du 17ème siècle (archives de Monaco). On y observe toute la topographie ancienne de Revin, la vieille halle et son clocheton, la vieille église Notre-Dame perchée sur son rocher en bord de Meuse (vestiges dans le cimetière actuel) on voit aussi et c’est plutôt rare, une représentation schématique des remparts qui coupaient la boucle à son endroit le plus étroit et sans doute depuis l’antiquité romaine comme le laisse entendre l’ancien nom de « rempart des Sarrazins » déformation de « rempart Césarin » ou « de César » marque indubitable d’une construction ordonnée par un empereur romain. On voit aussi les « Fourches Patibulaires » c’est-à-dire la potence avec deux malheureux pendus sur la gauche de ce détail (2). Voici Revin en 1734 (3), le rempart est toujours là mais il a été modernisé par l’adjonction de deux « redans » (4), de petits bastions rudimentaires à deux faces et sans flancs.

Alain Sartelet

picture

Billet N°178 A. Sartelet

Un saint méconnu à Givet

picture

L’ordre des Récollets ont laissé à Givet deux importants couvents. Ces récollets (le mot signifie « recueillis ») sont des franciscains réformés qui observent strictement la règle de saint François d’Assise (1181-1226) : ascèse, pauvreté, chasteté et prière, ils sont issus d’un mouvement de piété né en Espagne au 15ème siècle et structuré solidement par Pierre d’Alcantara (1499-1562). Très révéré à Givet autrefois, on peut encore voir une chapelle qui lui est dédiée dans l’église Saint-Hilaire ainsi qu’un tableau de la fin du 17ème siècle (venant du couvent des Récollets) qui nous livre sa « vraie effigie », la date de sa canonisation : 28 avril 1669 ainsi qu’une référence à une autre grande figure de l’Eglise, sainte Thérèse d’Avila.

Alain Sartelet

picture

Billet N°177 A. Sartelet

Saint Georges de Vireux-Wallerand

picture

Charmante et naïve statue de saint Georges qui trône au revers de la tour de l’église de Vireux-Wallerand. Vous ne remarquez rien ? Un détail amusant, le saint a perdu son dragon qu’il chasse éternellement à l’image d’un autre saint pourfendeur du Mal, saint Michel le grand archange généralissime des armées célestes. Nul ne sait où est passé le dragon de Vireux-Wallerand, les recherches continuent… Saint Georges (4, ici une statue complète) protégeait particulièrement les voyageurs, aussi autrefois  par toute l’Europe on portait sur soi des médailles de cuivre, d’argent ou d’or à son effigie (3, ici une grande médaille d’or du 17ème siècle pesant 34 grammes, pour les riches voyageurs, bien sûr !).

Alain Sartelet

picture

Billet N°176 A. Sartelet

Attention aux brumes qui montent de la Meuse !!!!

picture

Le Mahwot passe pour être un animal légendaire (qui sait ?) dévoreur de chair humaine et qui hanterait les rives de Meuse. Son apparition, assez rare reconnaissons-le, est annonciatrice de mauvaises nouvelles, un peu comme les comètes d’autrefois. A quoi ressemble-t’il ? Le très talentueux dessinateur Cyril Barreaux en a donné une image pour le moins effrayante, regardez les deux personnages terrorisés, blottis, immobiles le long des membrures d’une barque. Seule source de lumière, un petit fanal jette une lumière incertaine sur un monstre antédiluvien sorti des brumes mosanes, quel talent, quel art de la mise en scène ! Riverains de la Vallée, méfiez-vous des brouillards qui montent de la Meuse, on ne sait jamais trop ce qui s’y cache !

Alain Sartelet

Billet N°175 A. Sartelet

L’horloge de pierre

picture

Le musée de l’Ardenne possède un rarissime témoignage de l’art des tailleurs de pierre : une horloge de parquet, haute de près de trois mètres, en pierre bleue de Givet datée de 1756, chef-d’œuvre probable d’un compagnon aspirant à devenir maître. Le grand intérêt de cette fabuleuse horloge est l’utilisation, exceptionnelle, de la pierre en lieu et place du bois. La naïve décoration, soleil, lune, étoile, évoque la grande machinerie céleste. Le superbe blason ovale du socle, encadré de palmes, porte les emblèmes du métier de tailleur de pierre : règle, compas, maillet, équerre, burin et pointerolle, symboles de l’aristocratie du travail manuel. Du bel ouvrage non ? Cette merveille se trouvait autrefois au 44 rue Notre-Dame à Givet (Clichés musée de l'Ardenne. Charleville-Mézières ©Lisa Maronnier).

Alain Sartelet

picture

Billet N°174 A. Sartelet

Sur les quais de Meuse

picture

Non, ce ne sont pas les quais de Givet mais ceux de Huy, peints vers 1567 par Lucas van Valckenborch (musée d’Anvers) mais tout y est, les maisons de pierre grise et de brique et surtout les très nombreux navires qui sillonnent le fleuve, barques et mignoles, l’une d’elle est même « à la voile ». Ce peintre génial a su rendre toute l’émotion et toute la fascination qu’il éprouvait pour la Meuse et ses métiers.

Alain Sartelet

picture

Billet N°173 A. Sartelet

Les témoins de l’incendie de Givet en 1675

picture

Les troupes de Louis XIV ont volontairement incendié Givet en 1675 pour des raisons purement stratégiques, intimider les armées espagnoles qui tenaient Dinant et s’étaient retranché dans le fort de Charlemont, épisode fameux de la guerre dite « de Hollande ». Peu de témoins visibles de ce drame existent, cependant sur le dessin conservé à la Bibliothèque Nationale, réalisé vers 1680 (1), on remarque les séquelles probables de l’incendie. Au premier plan trois bâtiments sont encore en ruines, toitures crevées, murs écroulés. De l’un des bâtiments seul un mur pignon subsiste au premier plan. Nous pouvons constater que la tour Victoire (2), derrière laquelle se profile le pont de bateaux, n’a plus de toiture, seule une cheminée dépasse. La tour a en effet, si nous nous référons aux comptes, été très endommagée, ainsi sa porte a dû être remplacée, l’ancienne ayant été dévorée par les flammes.

Alain Sartelet

picture

Billet N°172 A. Sartelet

Le château de Chooz,
une résidence de l’avoué de l’abbaye de Stavelot

picture

C’était jadis la résidence d’un avoué, le gérant du territoire de Chooz au nom de l’abbé de Stavelot-Malmédy (4, armoiries au « loup bâté »). Dans son état actuel l’édifice est le résultat de plusieurs campagnes de construction s’échelonnant du 16ème au 19ème siècle. Le noyau primitif est un gros pavillon à haute toiture construit vers 1550 flanqué du côté de la rue d’une tourelle plus symbolique que réellement défensive (1). La façade sur rue du pavillon a été remaniée mais présente cependant des éléments anciens, des baies autrefois à meneaux et une belle porte (3) ornée de bossages qui ne sont pas sans rappeler ceux de Hierges (église, 1579 et château, 1560-1570) et de l’église de Charlemont (1588) La partie qui jouxte le pavillon côté rue est un adjonction des années 1620 en pierre bleue et brique typique de la Renaissance mosane, on y voit une magnifique baie à meneau et croisillon (2), aujourd’hui murée qui présente un linteau portant des armoiries non identifiées (5). Le château de Chooz est encore trop méconnu, il mérite toute notre attention.

Alain Sartelet

picture

Mairie de Givet
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.