Billet N°161 A. Sartelet

Le beau gosse de Givet

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Il est beau comme un héros antique (1) avec son visage de bronze digne d’une statue romaine. Ce jeune homme c’est Etienne-Nicolas Méhul (1763-1817) portraituré par un artiste inconnu de l’époque du Premier Empire, époque qui remettait à l’honneur le goût de l’Antiquité dans les arts, le costume, l’architecture, la peinture, la sculpture, regardez ce camée montrant Napoléon couronné de lauriers comme un César (2), un mouvement lancé quelques décennies plus tôt par la redécouverte de Pompéi. Ici, ce n’est que du plâtre peint mais avouez que le sculpteur connaissait son métier…

Alain Sartelet

Billet N°160 A. Sartelet

« Un aspect de marqueterie des plus élégants »

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« …Ardoise. Cette roche calcaire est très dure et donne un cachet particulier à l’habitat de toute la région. Les demeures l’utilisent souvent avec des motifs de brique qui donnent aux façades un aspect de marqueterie des plus élégants » Ce sont les propos d’Axel Kahn le sympathique généticien tenus lorsqu’il parcourut en 2013 toute « la Pointe » à pied lors de son périple vers Saint-Jacques de Compostelle. C’est vrai que cette polychromie mosane est attachante, par n’importe quel temps, convenez-en ! Ici le pavillon du parc du château de Vireux sous la pluie…du gris, du vert, du bleu-violacé et du rouge, le charme opère dans toute la Vallée…

Alain Sartelet

Billet N°159 A. Sartelet

Les pèlerins de Hierges

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On ne le signale pas assez mais Hierges, comme Givet (maison du pèlerin à Givet-Notre-Dame)  est une étape sur le chemin menant à Saint-Jacques de Compostelle en venant d’Aix-La-Chapelle, Maastricht ou Namur. Les pèlerins sont souvent généreusement accueillis par les habitants. Ces voyageurs portent sur leur sac à dos la fameuse coquille que l’on arborait lorsqu’on atteignait enfin la mer, la fin de la terre, la « finis terrae », (l’équivalent espagnol de notre Finistère breton) On voit parfois une coquille sur une porte de Hierges (ci-dessous, rue Roger Renard) c’est le symbole des confins du monde où était venu prêcher l’apôtre Jacques et la preuve que l’on avait accompli le périlleux périple. Connaissez-vous l’origine du nom « Compostelle » ? La voici : l’emplacement, oublié, du tombeau de saint Jacques aurait été signalé par des myriades de lumières surnaturelles scintillant dans la nuit d’où le nom Compostelle dérivé du latin CAMPUS STELLAE (le champ d’étoiles) une histoire belle comme une nuit étoilée non ?

Alain Sartelet

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Billet N°158 A. Sartelet

Un petit roi de plâtre à Hierges

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On n’est pas au bout de ses surprises lorsque l’on visite l’église Saint-Jean Baptiste de Hierges. Parmi les superbes statues du 16ème siècle en bois polychrome on remarque quelques statues de plâtre. D’habitude on n’y fait pas très attention, le côté « Saint-Sulpice », quasiment industriel, rebute ou indiffère. Il y  pourtant quelques belles choses, ainsi le saint patron de Hierges au beau visage grave, au regard intense et plein de mélancolie (1). Il y a aussi ce petit Enfant-Jésus (2) lointain écho de la statue de l’Enfant-Jésus miraculeux de Prague (3), minuscule statuette de cire du 17ème siècle conservée dans un fabuleux autel baroque constellé d’or et d’argent (4) à Sainte-Marie-de-la-Victoire à Prague. La dévotion au Christ-enfant s’est répandue dans le monde entier, jusqu’à Hierges !

Alain Sartelet

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Billet N°157 A. Sartelet

A un trait de plume…d’Hastière

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Une très chère amie, autrefois libraire boulevard Saint-Germain à Paris, sachant mon goût pour la belle écriture m’a offert un joli échantillonnage de boîtes de plumes anciennes dont celles de l’usine tenue par Gilbert et associés à Hastière (vous avez reconnu le nom des célèbres crayons fabriqués à Givet). Les amateurs admireront ces superbes étiquettes dont la plus ancienne, blanche et or (1) rapporte les hauts-faits et trophées remportés depuis 1836 dans les concours et expositions internationales, on reconnaît sur les médailles les visages de Napoléon III, de la reine Victoria et du prince Albert et enfin celui du roi de Hollande Guillaume III…sans oublier le sceau de la République Française de 1849.

Alain Sartelet

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Billet N°156 A. Sartelet

Les joyaux de l’église de Hierges, à découvrir pour les journées du patrimoine

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L’église de Hierges sera exceptionnellement ouverte aux visiteurs pour les journées du patrimoine les 19 et 20 septembre prochains. De 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h pendant ces deux jours vous pourrez découvrir ses nombreux trésors grâce à des visites commentées : un exceptionnel vitrail, le plus ancien des Ardennes, où l’Enfant-Jésus depuis 1616 rayonne comme un soleil éclatant dans un ciel d’azur (1) son remarquable calice d’argent doré, ciselé à Anvers vers 1590 (2), de remarquables tableaux anciens tous restaurés dont une toile, magnifique, célébrant l’adoration des Mages peinte par Jean de la Bouverie un maître de la peinture namuroise du 17ème siècle (3), un rendez-vous à ne pas manquer !

Alain Sartelet

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Billet N°155 A. Sartelet

Givet comme vous ne l’avez jamais vu !

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Voici la couverture du prochain ouvrage sur Givet et sa région (actuellement en souscription aux éditions Terres Ardennaises). Vous y trouverez, sur plus de 200 pages, tout le passé de la région expliqué et illustré, depuis l’époque romaine, grâce à la magie de 350 dessins aquarellés originaux. Ainsi vont revivre l’histoire de Givet, de Charlemont et de tous les villages qui les entourent, les fortifications, les églises, chapelles et couvents, les châteaux, les armoiries et aussi les hauts faits du passé. Un véritable voyage dans le temps !

Lien pour la souscription : http://terres.ardennaises.free.fr/

Alain Sartelet

Billet N°154 A. Sartelet

Un certain François de la Pointe, dessinateur

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On ne sait presque rien de lui sinon qu’il fut dessinateur sous Louis XIV et qu’il vint dans la région de Givet. On possède de lui de beaux plans de fortifications françaises dont celles de Charlemont (ci-dessus) qui portent sa signature (ici avec le cachet de la Bibliothèque Royale) Il nous a montré son talent dans un merveilleux petit dessin de toute évidence réalisé sur place, la vue de l’abbaye Notre-Dame de Félix Pré émmergeant de bouquets d’arbres. Cet incontournable dessin se révèle être une extraordinaire document pour comprendre le plan et l’aspect de cette abbaye quasiment rayée de la carte aujourd’hui (ci-dessous, BNF) tout était encore debout y compris l’église (sur la droite du dessin) bien en vue avec son clocher baroque.

Alain Sartelet

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Billet N°153 A. Sartelet

Hierges, le mystère de la croix rouge… et bleue

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Dans l’église de Hierges se trouve un très belle toile du 17ème siècle qui représente la Sainte Trinité surmontant une scène où deux religieux de l’ordre charitable de la Très Sainte Trinité pour la Rédemption des Captifs (fondé en 1194) sont en train de racheter, une bourse à la main,  des prisonniers torses nus et enchaînés (ci-dessus à droite) à des « ottomans » coiffés de turbans. Les religieux portent un habit blanc marqué sur la poitrine d’une croix pattée rouge et bleue, emblème de l’ordre. Voletant dans des nuées au dessus de cette scène, deux angelots présentent des scapulaires (petits sacs de toile contenant des reliques et que l’on portait autour du cou avec des cordelettes) ornés de la croix rouge et bleue. Pourquoi cette toile est-elle à Hierges ? Peut-être y eut-il un lien entre les religieux et les seigneurs, Berlaymont, Croÿ ou Arenberg ? Les trinitaires sont-ils venus à Hierges récolter des fonds ? Le tableau commémore-t’ il un rachat en particulier ? Le mystère demeure !

Alain Sartelet

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Billet N°152 A. Sartelet

La fin des travaux d’aiguilles

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Ces gestes demandant force et habileté sont en train de disparaître de nos paysages mosans. Les 19 barrages ardennais « à aiguilles » sont en voie de modernisation. Le système des aiguilles fut en son temps une belle invention de l’ingénieur Charles-Antoine-François Poirée en 1834 (son buste ci-dessus) qui reçut de l’empereur la grande médaille d’honneur (160 grammes d’or, ci-dessous) à l’Exposition universelle de 1855. S’inspira-t-il des castors qui en accumulant branches et brindilles bloquaient un cours d’eau entier ? L’histoire ne le dit pas mais gageons que la Meuse perdra un peu de son charme après la disparition des aiguilles !

Alain Sartelet

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Mairie de Givet
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