Billet N°225 A. Sartelet

De la belle ouvrage !

C’est le fruit d’une belle et fructueuse collaboration qui vient de paraître ! Ce numéro spécial de la revue Ardenne Wallonne, très abondamment illustré en couleurs (photos, merveilleux plans anciens, dessins originaux…), retrace toute la formidable et complexe histoire des fortifications et la ville de Charlemont. Du règne de Charles Quint à nos jours, tout y est expliquée de manière claire par les meilleurs spécialistes. Ce superbe numéro démontre le savoir-faire de deux associations : Ardenne Wallonne et les Sentinelles de Charlemont qui ont fait œuvre commune à la demande de la communauté de communes Ardennes Rives de Meuse.  Cette publication qui scelle, nous l’espérons, la renaissance touristique de Charlemont est en vente au Centre Européen des Métiers d’Art et à l’accueil de Charlemont.

Alain Sartelet

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Billet N°224 A. Sartelet

Les gloriettes du château de Hierges

Un magnifique dessin original de Remacle Le Loup, daté de 1738, nous montre une extraordinaire vue du château de Hierges alors en pleine splendeur. Un détail nous montre que les jardins disposaient alors d’au moins deux petits pavillons sans doute construits en charpente et treillage aux pieds de la tour du Colombier (1, détail) et aujourd’hui disparus mais dont on peut avoir une idée dans ce pavillon reconstitué dans une demeure privée (2). A Hierges, ces charmants lieux d’ombrage, de fraîcheur et de repos étaient sans doute couverts de plantes grimpantes, glycines ou rosiers. Un écho lointain des splendeurs de Versailles… ou comme le disait lui-même Remacle Le Loup, un témoin des « Délices du Pays de Liège ».

Alain Sartelet

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Billet N°223 A. Sartelet

La comète de l’église Saint-Hilaire de Givet

C’est une belle découverte qui vient d’être faite à l’église Saint-Hilaire de Givet. On a observé, pour la première fois sans doute, le motif sculpté de la clé de voûte du chœur construit en 1702 (1). Ce fut une surprise de voir que le sculpteur, en plus d’une colombe symbolisant le Saint-Esprit, avait ciselé une comète, naïve certes, mais identique à celles représentées sur certains blasons anciens (2)  Or nous savons par les textes qu’une comète défraya la chronique sous Louis XIV, précisément en 1702. Il faut peut être aussi voir une comète stylisée dans l’étrange fleur de stuc à chevelure ondulée (3) qui accompagne à la voûte du chœur la grande date de 1702 qui marque la fin des travaux. Symbole annonciateur de grands évènements, heureux ou tragiques, les comètes fascinaient et effrayaient nos ancêtres. Nous ignorons pourquoi le sculpteur, anonyme, a associé de manière tout à fait exceptionnelle, la comète de 1702 à l’Esprit-Saint…

Alain Sartelet

(clichés Alain Sartelet et Pierre Cartiaux)

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Billet N°222 A. Sartelet

Un captif de bronze à la collégiale de Braux

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Il subsiste dans l’extraordinaire collégiale Saint-Pierre-Saint-Vivent de Braux  un fragment de cloche ancienne (1), une anse exactement (2, les anses servaient à la suspension des cloches). Cette anse de Braux est ornée d’un buste de captif grimaçant et enchaîné d’un style très réaliste. De quand date ce vestige ?, le portail des monuments historiques parle de l’an 1400 mais des recherches nous montrent une évidente similitude avec une cloche datée de 1912 (3) fabriquée dans les fonderies de Gondrecourt et aujourd’hui visible à Contrexéville (3) Quelle est la signification de ce captif ? Ne faudrait-il pas y voir une image de Quasimodo et un clin d’œil amusé du mouleur à l’immortel roman de Victor Hugo « Notre-Dame de Paris » (4, Quasimodo interprété au cinéma par Lon Chaney en 1939)

Alain Sartelet

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Billet N°221 A. Sartelet

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Givet Notre-Dame, 1740

Belle perspective ! Au-dessus des remparts de Vauban le quartier de Givet Notre-Dame étale ses maisons de brique et de pierre, ses toits d’ardoise, à gauche sur son promontoire la tour Saint-Grégoire, puis la redoute qui protégeait le vieux pont de bateaux, l’église Notre-Dame, la Meuse qui serpente, la tour Victoire (sans sa toiture mais avec sa cheminée) et enfin le nouveau pont de bateaux déplacé dans l’axe de l’actuelle rue Flayelle et au fond l’admirable horizon bleuté (détail du tableau conservé à l’Hôtel de Ville de Givet).

Alain Sartelet

Billet N°220 A. Sartelet

Austérité cistercienne à Fumay

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En matière d’art le beau n’est pas forcément synonyme d’ancien, la preuve est manifeste ici dans le chœur de la chapelle Sainte Thérèse de Fumay construite en 1937 et qui rappelle par sa rigueur  un très lointain passé, celui de l’art monastique cistercien où aucune place n’était laissée aux « fioritures », la prière, la lumière et le silence, voilà tout. (Comparez la chapelle de Fumay avec le chevet, ci-dessous, de l’abbaye de Silvacane de 1175, Bouches-du-Rhône, l’effet est saisissant non ?).

Alain Sartelet

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Billet N°219 A. Sartelet

Les raisins de l’abbaye de Félixpré

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L’abbaye cistercienne de Felixpré trônait autrefois à peu de distance de Givet, ses bâtiments furent peu à peu effacés du paysage après la Révolution. Quelques vestiges sur le terrain et ceux dispersés dans les églises du voisinage témoignent encore du glorieux passé de ce haut-lieu de l’histoire monastique des Ardennes. L’église de Fromelennes sert ainsi de refuge à un autel provenant de l’ancienne abbatiale Notre-Dame. De très belle qualité il est entièrement en marbre rouge et blanc y compris (ce qui est plus rare) le tabernacle. Celui-ci présente la particularité d’être orné de feuilles de vigne et de grappes de raisins. La vigne est un important symbole car, pour les chrétiens, le vin est sang du Christ de même que le pain (l’hostie) est corps du Christ.

Alain Sartelet

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Billet N°218 A. Sartelet

À la saint Jean-Baptiste, c’est l’été !

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Remarquable, cette belle statue de l’église de Fumay. Nous reconnaissons saint Jean le Baptiste, celui qui a baptisé le Christ dans les eaux du Jourdain, la coquille symbolise ici l’eau baptismale. Cette sculpture naïve et pleine de charme a été complétée au 19ème siècle par un agneau (symbole du sacrifice du Christ) qui nous surprend par son air béat… Traditionnellement la fête du saint est proche du solstice d’été et autrefois on la célébrait par de grands feux symbolisant le triomphe de la lumière sur l’hiver. (Cliché portail du patrimoine de Champagne-Ardenne).

Alain Sartelet

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Billet N°217 A. Sartelet

Le fort de Charlemont en rouge et gris

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Encore un merveilleux détail du tableau de 1740 qui nous montre qu’à cette époque le fort de Charlemont conservait encore ses parapets de brique tels qu’ils avaient été élaborés du temps des espagnols et aussi aux premiers temps de Vauban, ils ont presque tous disparus…mais avouez que cela devait former un jeu de couleurs intéressant…(ci-dessous à droite remparts de Besançon en brique et pierre).

Alain Sartelet

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Billet N°216 A. Sartelet

Le christ de Givet Notre-Dame

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Ce Christ en croix (1), chef d’œuvre de la sculpture religieuse du 16ème siècle se trouve maintenant à l’abri dans l’église Notre-Dame, autrefois il faisait l’ornement d’une façade de la rue Notre-Dame où il avait été placé en 1764 mais son origine exacte est inconnue. La niche existe toujours rue Notre-Dame mais elle abrite aujourd’hui une copie (3). L’original en bois est d’une rare beauté notamment le visage, saisi dans le repos de la mort, qui n’est pas sans rappeler celui restitué en image de synthèse (2) d’après le Saint Suaire conservé à Turin…

Alain Sartelet

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Mairie de Givet
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