Billet N°215 A. Sartelet

Une file de clochers

picture

Toujours sur ce précieux tableau des années 1740 nous voyons de gauche à droite l’église Saint-Hilaire de Givet puis la façade et la flèche (disparue) du couvent des Récollets où la brique rouge domine et enfin à droite la longue toiture de l’église (disparue) du couvent des sœurs Récollectines avec sa flèche. À noter, et c’est une découverte, que les Récollets avaient un petit clocheton dominant le toit d’une des ailes (ci-dessous à droite) on remarque aussi que le clocher de Saint-Hilaire (ci-dessous à gauche) possédait une horloge au cadran cerclé d’or et aux aiguilles dorées. (D’après cliché Audrey Malcorps).

Alain Sartelet

picture

Billet N°214 A. Sartelet

Un pont rouge à Givet

picture

Sur ce détail d’un tableau représentant Givet vers  1740 (Mairie de Givet) on voit parfaitement la porte Charbonnière ou porte des Faudes (les faudes sont des fosses où l’on fabriquait le charbon de bois) on distingue le pont levis et ses chaînes, l’échauguette d’angle, le corps de garde et aussi le pont de bois (remplacé plus tard par un pont de pierre) dont le tablier est bordé par deux rambardes de bois peintes en rouge c’était alors un usage fort répandu dans les forteresses, il y avait par exemple à Sedan à cette époque un « bastion du Pont Rouge ». De nos jours nous ne voyons plus de ponts rouges que dans les jardins japonais…

Alain Sartelet

picture

Billet N°213 A. Sartelet

Givet, une arcade murée en quai de Meuse

picture

Si vous passez sur le quai de Meuse (3) à proximité de la « Forge Toussaint » (nom mal choisi car c’est l’ancien corps de garde du vieux pont de Meuse) vous pourrez voir une étrange arcade aujourd’hui murée (1) dont seul le haut de la voûte en plein cintre dépasse de l’herbe. Cette arcade autrefois ouverte permettait du temps de Vauban de faire communiquer la Meuse avec le bassin de l’Arsenal (2). A cette époque le pont de Meuse était constitué de bâteaux liés ensemble et supportant un tablier de bois. Le bassin servait à remiser les bâteaux en réparation ou alors à les mettre en réserve l’hiver lorsque les glaces ou les crues interdisaient le traffic, le pont était alors démonté…En attendant la belle saison, les givetois devaient alors prendre patience ou tenter la périlleuse traversée de la Meuse en barque.

Alain Sartelet

picture

Billet N°212 A. Sartelet

Un air de déjà vu !

picture

Regardez ce tableau, de la brique, de la pierre bleue, on dirait le château de Hierges au temps de sa splendeur, mais non, c’est le château de Beauraing. La clé de cette ressemblance réside dans un même commanditaire, le comte Charles de Berlaymont (1510-1578) et probablement aussi dans la présence sur les deux sites d’un même architecte, inconnu, mais qui fut un génie de l’architecture mosane de la Renaissance. Le destin parallèle des deux châteaux ne s’arrête pas là, ils furent tous deux incendiés à la Révolution et présentent à nos yeux de superbes ruines. (Ci-dessus, le château de Beauraing sur un tableau du grand vestibule du château de Freyr peint au 18ème siècle. Ci-dessous Beauraing à gauche et Hierges à droite)

Alain Sartelet

picture

Billet N°211 A. Sartelet

Un manoir de 1575 à Aubrives

picture

Encore une richesse du patrimoine méconnu des environs de Givet. Le village d’Aubrives possède un superbe bâtiment, autrefois ferme seigneuriale appartenant aux comtes de Berlaymont, seigneur de Hierges. La partie la plus ancienne est un gros pavillon à corniches et haute toiture, percé autrefois de grandes baies à meneaux aujourd’hui remaniées ou murées (1-2) mais encore nettement discernables (au centre du cliché 1 et 2), c’était autrefois le logis du représentant du seigneur. La façade ornée de deux cordons de pierre porte la date de 1575 formée par des ancres de fer. La partie gauche, plus basse, forme une aile qui porte sur la façade arrière (3) la date de 1585 (4). Il semble que la ferme occupait autrefois tout le terrain au nord jusqu’au ruisseau de Prailes où s’étendaient de longs bâtiments agricoles (vestiges, transformés en logements), sans doute les écuries où, selon la tradition, les Berlaymont faisaient élever leurs chevaux, un haras à Aubrives qui l’eut cru ?

Alain Sartelet

picture

Billet N°210 A. Sartelet

Un dieu antique à Aubrives ?

picture

À Aubrives, au 25 de la ruelle de l’Abreuvoir, subsiste la demeure de Jacques Mestellart gestionnaire de la seigneurie de Hierges pour les comtes de Berlaymont au 17ème siècle. On peut y voir au-dessus de la porte une sculpture assez inhabituelle, une tête de  guerrier (1-3) portant une cuirasse et un « morion » sorte de casque (2) très répandu dans les armées de la Renaissance et en particulier dans l’armée espagnole. La figure paraît bien farouche avec ce regard impérieux et cette barbe qui se tortille au vent, ce n’est pas un simple soldat, c’est une figure héroïque, comparez là avec cette gravure de la fin du 16ème ou du début du 17ème siècle représentant Mars, le dieu romain de la guerre (3). C’est probablement le même dieu mais revu et corrigé dans le style du temps. Cette mystérieuse sculpture provient peut-être du château de Hierges et elle aurait été réutilisée à Aubrives après la Révolution, une séduisante hypothèse non ?

Alain Sartelet

picture

Billet N°209 A. Sartelet

Un an après son sauvetage (in extremis !) Où est-elle ?

picture

Voici presqu’un an disparaissait la grange abbatiale de l’abbaye cistercienne de Félix Pré (ci-dessous, en juillet 2015). L’intervention décisive du maire de Givet, après un joli remue-ménage sur « les réseaux sociaux », a permis non pas de stopper l’opération de démolition déjà presque achevée mais de sauver et même de rapatrier en France la clé du portail sculptée en 1763 aux armes de l’abbesse du temps, la très noble et pieuse Dame Bernarde de Ratsky de Salamonfa. La pierre a été remisée par la ville mais où est-elle aujourd’hui ? Ce témoin de l’important passé religieux de la région mériterait de trouver un lieu où tous puissent le voir.

Alain Sartelet

picture

Billet N°208 A. Sartelet

Notre-Dame des Victoires, de Paris à Givet

picture

Cette statue de l’église Saint-Hilaire (1-2-3), vous la reconnaissez ? Elle a pourtant un type bien particulier, une posture reconnaissable, c’est tout simplement une copie (à peu près) fidèle de la célèbre statue d’une non moins célèbre église parisienne, Notre-Dame des Victoires (1er arrondissement) haut-lieu de la prière mariale (rappelant le souvenir des victoires du roi Louis XIII sur les protestants) et siège d’une archiconfrérie internationale. La statue d’origine, réputée miraculeuse, a été sculptée par un artiste italien inconnu peu après la Révolution. Cette sublime statue (4) a été copiée et diffusée dans le monde entier, parfois sous la forme d’images pieuses ou de statuettes de plâtre à deux sous (5-6). Ici à Givet la statue est restée sans couronnes alors que l’originale a reçue en 1853 des mains du pape Pie IX ses couronnes d’or et de pierres précieuses. Poussez la porte de vos églises car ce sont aussi, mais pas seulement, de très beaux musées offerts à tous, de véritables conservatoires de l’art et de la mémoire de votre région.

Alain Sartelet

picture

Billet N°207 A. Sartelet

Tout feu, tout flamme !

picture

Cela s’appelle en terme technique et décoratif un « pot à feu » c’est un des ornements du magnifique et imposant retable de l’église Saint-Hilaire de Givet. Conçu en bois peint et doré (1) il imite une pierre dure, le jaspe rouge (3, bague romaine or et jaspe) ou peut-être mieux encore, le porphyre. Cette merveilleuse roche au rouge incomparable  si prisée pour les œuvres d’exception comme les tombeaux d’empereurs romains et byzantins (2) ou encore le tombeau de Napoléon aux Invalides. Ici cet élément baroque achève avec solennité le fronton dominant le retable, incroyable étagement de bois peint. Il faut avoir la curiosité de passer derrière ce retable pour admirer l’éblouissant travail de charpenterie qu’il recèle.

Alain Sartelet

picture

Billet N°206 A. Sartelet

A Hierges, le charme d’un jardin au printemps

picture

Du vert, ici que du vert, dégradé à l’infini, de l’herbe parfois piquetée de pissenlits et de pâquerettes, des volées de marches solennelles et moussues flanquées de vasques, des murs antiques de pierres sèches…Un véritable théâtre de verdure d’où l’on assiste au spectacle immuable des ruines du château Renaissance. Voilà toute la beauté sans artifices d’un jardin préservé, saisi dans la gloire d’un printemps ardennais. Ce lieu au charme sûr mais discret pourrait servir de modèle à un magazine ou bien inspirer les amoureux de jardins qui fleurent bon la paix et les senteurs de thym, de romarin, menthe ou citronnelle…

Alain Sartelet

Mairie de Givet
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.